Aujourd'hui, 7 juillet 2026 : sommes-nous tous hypnotisables ?

En 2012, est paru l'article Functional Brain Basis of Hypnotizability, dans le Arch Gen Psychiatry. Alors qu'y a-t-il d'intéressant dans cet article ?

Cette étude montre que les personnes les plus réceptives à l'hypnose présentent une organisation particulière de certains réseaux cérébraux, même lorsqu'elles sont simplement au repos. Les chercheurs ont observé une communication plus importante entre deux régions du cerveau :

  • le cortex préfrontal dorsolatéral (DLPFC), impliqué dans l'attention, la planification, la mémoire de travail et le contrôle cognitif ;
  • le cortex cingulaire antérieur dorsal (dACC), qui intervient dans la gestion de l'attention, la détection des conflits et la régulation des émotions.

Cette meilleure coordination pourrait expliquer pourquoi certaines personnes parviennent plus facilement à concentrer leur attention et à modifier leur perception, par exemple celle de la douleur ou de l'anxiété. L'étude confirme également que ces différences sont fonctionnelles (dans la manière dont les régions du cerveau communiquent entre elles) et non anatomiques : le cerveau des personnes hypnotisables n'est pas différent dans sa structure. Les auteurs proposent ainsi une vision moderne de l'hypnose : il ne s'agit pas d'une perte de contrôle ou d'un état de passivité, mais au contraire d'un état de concentration intense, dans lequel l'attention est fortement focalisée tout en laissant moins de place aux distractions et aux conflits internes. Ils résument même l'hypnose par une formule particulièrement parlante : « une attention et une intention sans conflit ». Ces résultats permettent également de mieux comprendre pourquoi l'hypnose peut être efficace pour soulager la douleur, diminuer l'anxiété ou faciliter certains soins médicaux : elle mobilise des réseaux cérébraux impliqués dans le contrôle de l'attention, des émotions et de la perception sensorielle.

Mon avis : Une bonne nouvelle est que l'hypnose est une capacité qui peut s'entraîner. Au fil des séances, de nombreuses personnes constatent qu'elles entrent plus facilement en état d'hypnose. Les neurosciences suggèrent que cette pratique régulière pourrait favoriser une meilleure coordination des réseaux cérébraux impliqués dans l'attention, la concentration et la régulation des émotions. Le cerveau semble apprendre à mobiliser plus facilement les mécanismes qui rendent l'hypnose efficace. Entrainons nous !


Aujourd'hui, 4 juillet 2026, sur le blog : c'est quoi l'hypnose ?

Le mot « hypnose » vient du grec ancien húpnos, qui signifie « sommeil » et fait référence au dieu grec du Sommeil. Pourtant, malgré son nom, l'hypnose n'est pas un état de sommeil. Il s'agit d'un état de conscience modifié, situé entre une attention focalisée et une profonde relaxation. Durant une séance, la personne reste consciente de ce qui se passe autour d'elle, entend la voix du thérapeute et conserve sa capacité à réfléchir, à choisir et à interrompre la séance si elle le souhaite.

Cet état est d'ailleurs familier. Nous l'expérimentons spontanément dans notre quotidien : lorsque nous sommes absorbés par un roman, captivés par un film, ou encore lorsque nous conduisons sur un trajet connu et que nous avons l'impression d'être arrivés « sans voir le temps passer ».

En thérapie, cet état de concentration particulière favorise une plus grande disponibilité aux ressources personnelles, aux émotions et aux perceptions. Le thérapeute utilise des suggestions, des métaphores et différents exercices pour accompagner la personne vers les changements qu'elle souhaite mettre en place.

 L'hypnose ne fait pas perdre le contrôle : elle mobilise au contraire les capacités naturelles d'adaptation et d'apprentissage de chacun. Les progrès de l'imagerie cérébrale ont permis de mieux comprendre ce phénomène. De nombreuses études montrent que l'hypnose s'accompagne de modifications mesurables de l'activité de certains réseaux cérébraux impliqués dans l'attention, la perception de la douleur, les émotions et le contrôle cognitif. Ces observations confirment que l'hypnose est un phénomène neurobiologique réel, dont les effets vont bien au-delà d'une simple impression subjective.


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